SIETE INVIERNOS - III SEPT HIVERS - III
Carlos Barbarito trans. Chantal Enright & Elina Julia Kohen
(into French)

A través de la grieta el ojo descubre
lo que ya sabían los muros,
las raíces. Y es inútil la palabra.
Y es vano el juego del niño en el barro.
Porque al fin nada obtiene de si
el alimento, nada alcanza
lo que persigue, nada se transfigura.
Hasta el aire tiene peso.
Hasta los bailarines mueren en el fuego.
Hasta el pez acaba en la red o en la teología.

À travers la fente, l’œil découvre
ce que les murs et les racines
savaient déjà. Et inutile est le mot,
Et vain est le jeu des enfants dans la fange.
Car finalement rien n’obtient l’aliment
de soi-même, rien n’atteint
ce qu’il poursuit, rien ne se transfigure.
Même l’air a son propre poids
Même les danseurs meurent dans le feu
Même le poisson finit dans les filets ou dans la théologie.

Copyright © Carlos Barbarito; transl.copyright © Charlotte Enright & Elina Julia Kohen 2008


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