DER ASRA L'ASRA
Heinrich Heine trans. Joseph Massaad

Täglich ging die wunderschöne
Sultantochter auf und nieder
um die Abendzeit am Springbrunn,
wo die weissen Wasser plätschern.
Täglich stand der junge Sklave
um die Abendzeit am Springbrunn,
wo die weissen Wasser plätschern,
täglich ward er bleich und bleicher.
Eines Abends trat die Fürstin
auf ihn zu mit raschen Worten:
"Deinen Namen will ich wissen,
deine Heimath, deine Sippschaft."
Und der Sklave sprach: "Ich heisse Mohamet
und bin aus Yemen,
und mein Stamm sind jene Asra,
welche sterben, wenn sie lieben.

La fille du sultan, belle et seraine
S'en allait chaque jour, d'un pas sûr
Vers l'heure du soir à la fontaine,
Où les eaux blanches murmurent.
Chaque jour le jeune esclave demeure
Vers l'heure du soir à la fontaine,
Où les eaux blanches murmurent;
Il devient chaque jour plus blême.
Un jour la princesse avec un ton
Soudain, s'approche de lui :
Je veux connaître ton nom,
Celui de ton clan, de ton pays!
Je m'apelle, l'esclave répliqua,
Mohammed, je viens du Yémen,
Je suis de la tribu d'Asra,
De ceux qui meurent quand ils aiment.

Click here 1 for an English translation of this poem.


NOTE: We have tried to obtain permission from the website http://www.heinrich-heine.net/tralist.htm to put up these poems,
but have been unable to establish contact. If anyone has the right to object to our including them, please let us know.

next
index
translator's next