AN A.W. von SCHLEGEL À AUGUST W. VON SCHLEGEL
Heinrich Heine trans. Joseph Massaad

Im Reifrockputz, mit Blumen reich verzieret,
Schönpflästerchen auf den geschminkten Wangen,
Mit Schnabelschuhn, mit Stickerein behangen,
Mit Turmfrisur, und wespengleich geschnüret:

So war die Aftermuse ausstaffieret,
Als sie einst kam, dich liebend zu umfangen.
Du bist ihr aber aus dem Weg gegangen,
Und irrtest fort, von dunklem Trieb geführet.

Da fandest du ein Schloss in alter Wildnis,
Und drinnen lag, wie 'n holdes Marmorbildnis,
Die schönste Maid in Zauberschlaf versunken.

Doch wich der Zauber bald, bei deinem Grusse
Aufwachte lächelnd Deutschlands echte Muse,
Und sank in deine Arme liebestrunken.

En robe à panier, de riches fleurs décorée,
Les joues fardées, de grains de beauté parsemées,
Souliers à pointe, de passementeries ornés,
Coiffure en tour, la taille étroitement serrée:

Ainsi se présenta la Muse artificielle,
Quand elle vint, un jour, t'enlacer avec amour,
Mais toi, tu l'évitas, continuant ton parcours,
Comme si propulsé par une force surnaturelle.

Tu découvris alors, dans un château antique,
Semblable à une noble figure de marbre magnifique,
Plongée dans un sommeil magique, la plus belle femme.

Mais, à ton approche, l'enchantement s'arrêta,
La vraie Muse d'Allemagne, souriant, s'éveilla,
Tombant dans tes bras, ivre d'amour, le coeur en flamme.

Click here 1 for an English translation of this poem.


NOTE: We have tried to obtain permission from the website http://www.heinrich-heine.net/tralist.htm to put up these poems,
but have been unable to establish contact. If anyone has the right to object to our including them, please let us know.

index
translator's next