LA FUSÉETHE ROCKET
Renée Vivientrans. James Kirkup



Vertigineusement, j'allais vers les Étoiles ...
Mon orgueil savourait le triomphe des dieux,
Et mon vol déchirait, nuptial et joyeux,
Les ténèbres d'été, comme de légers voiles ...



Dans un fuyant baiser d'hymen, je fus l'amant
De la Nuit aux cheveux mêlés de violettes,
Et les fleurs du tabac m'ouvraient leurs cassolettes
D'ivoire, où tiédissait un souvenir dormant.



Et je voyais plus haut la divine Pléiade ...
Je montais ... J'atteignais le Silence Éternel ...
Lorsque je me brisai, comme un fauve arc-en-ciel,
Jetant des lueurs d'or et d'onyx et de jade ...



J'étais líéclair éteint et le rêve détruit ...
Ayant connu l'ardeur et l'effort de la lutte,
La victoire et l'effroi monstrueux de la chute,
J'étais l'astre tombé qui sombre dans la nuit.



Vertiginously,
I hurtled towards the stars,
my pride savouring
the triumph of importals
as my flight - nuptial, joyful -

slashed the darkness
of summer like airy veils ...
I was the lover
in a hymen's fleeting kiss
of Night's long tresses woven

with violets; and
tobacco flowers opened
their ivory tubes
of perfume for me, where slept
the warm breath of memories.

And I glimpsed on high
the divine Pleiad ... I soared ...
I entered the realms
of Eternal Silence ... where
I broke, like a Fauve rainbow -

shedding shafts of gold,
showers of onyx and jade ...
I was the extinct
flash of a demolished dream ...
having known the ardour and

struggle of the fight -
victory! - then the monstrous
terror of the fall -
I had turned to a shooting
star that founders in the night.

Trans. copyright © James Kirkup 2003


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