SUR LE BALCON ON THE BALCONY
................(from Parallèlement, 1889)
Paul Verlaine trans. Allen Prowle

Toutes deux regardaient s’enfuir les hirondelles:
L’une pâle aux cheveux de jais, et l’autre blonde
Et rose, et leurs peignoirs légers de vieille blonde
Vaguement serpentaient, nuages, autour d’elles.

Et toutes deux, avec des langueurs d’asphodèles,
Tandis qu’au ciel montait la lune molle et ronde,
Savourant à longs traits l’émotion profonde
Du soir et le bonheur triste des coeurs fidèles.

Telles, leurs bras pressant, moites, leurs tailles souples,
Couple étrange qui prend pitié des autres couples,
Telles, sur le balcon, rêvaient les jeunes femmes.

Derrière elles, au fond du retrait riche et sombre,
Emphatique comme un trône de mélodrames
Et plein d’odeurs, le Lit, défait, s’ouvrait dans l’ombre.

Together they watched the swallows fly away:
one was pale, her hair was jet, the other fair,
a youthful blush upon her cheek. Both wore light,
old blonde’s gowns that draped them just like clouds

in careless disarray. And both, languid as asphodels,
the soft, round moon appearing in the sky,
breathed deep the evening’s depth of peace,
contentment of their love’s sad joy.

So, with damp arms around each other’s supple waists,
strange pair who pitied others of their kind,
so, the young women on the balcony dreamed on.

And stark within their dark and rich retreat,
just like a throne for an awe-inspiring play,
the perfumed Bed, unmade, shut out the day.

Trans. copyright © Allen Prowle 2010


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