NEVERMORE NEVERMORE
Paul Verlaine trans. Joanna Richardson

Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant oû la bise détone.

Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant:
"Quel fut ton plus beau jour?" fit sa voix d'or vivant,

Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.

- Ah! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées!
Et qu'il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées!

Memory, oh memory, what do you want with me?
Autumn sent the thrush on wings through the unsparkling sky,
And the melancholic sun shone in monotony
On yellow woods where winds roar icily.

We were alone and, in a dream, walked on,
She and I, wild-haired, in liberation.
Then she looked at me in touching question,
Asked: 'Which was your finest day?' in her golden tone,

Her sweet and sonorous voice, cool angelic sound.
With a shy smile I made her understand,
And I kissed her white hand, piously.

- Oh, the first flowers, how they fill the air!
And how the word whispers enchantingly,
The first yes that we hear from lips most dear!

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Trans. Copyright © Joanna Richardson 1974 - publ. Penguin Books


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