LONDRESLONDON
Émile Verhaerentrans. James Kirkup
Et ce Londres de fonte et de bronze, mon âme,
Où des plaques de fer claquent sous des hangars,
Où des voiles s'en vont, sans Notre-Dame
Pour étoile, s'en vont, là-bas, vers les hasards.

Gares de suie et de fumée, où du gaz pleure
Ses spleens d'argent lointain vers des chemins d'éclair,
Où des bêtes d'ennui bâillent à l'heure
Dolente immensément qui tinte à Westminster.

Et ces quais infinis de lanternes fatales,
Parques dont les fuseaux plongent aux profondeurs,
Et ces marins noyés, sous les pétales
Des fleurs de boue où la flamme met des lueurs.

Et ces châles et ces gestes de femmes soûles,
Et ces alcools de lettres d'or jusques aux toits,
Et tout à coup la mort, parmi ces foules ;
O mon âme du soir, ce Londres noir qui traîne en toi!
And O my soul, this London of brick and bronze,
Where sheets of iron clang beneath the hangars;
Where the ships set sail on seas without the star of
Notre Dame, affronting perils beyond horizons.

Rail stations all soot and smoke where the gas-jets weep
Their sinister gloamings along walls of iron,
Where animals yawn with boredom as they hear Big Ben's
Laboured lamentations tolling from Westminster.

And all along the Embankment these fatal lamps!
The Parcae whose distaffs plunge far into the depths;
And the drowned sailors, underneath the petals of
Flowering mud where the flames send down their gleamings.

These riverside stairs, these drunken women's gestures;
And these alcohols of golden letters round the roofs;
And all of a sudden, among these crowds, comes death -
O, my evening soul, this black London dragging at you!

Click here 3 for another translation of this poem.

Trans. copyright © James Kirkup 2001



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