LANGUEURLANGUISHMENTS
Paul Verlainetrans. James Kirkup



À Georges Courteline


Je suis l'Empire à la fin de la décadence,
Qui regarde passer les grands Barbares blancs
En composant des acrostiches indolents
D'un style d'or où la langueur du soleil danse.



Líâme seulette a mal au coeur d'un ennui dense,
Là-bas on dit qu'il est de longs combats sanglants.
Ô n'y pouvoir, étant si faible aux voeux si lents,
Ô n'y vouloir fleurir un peu cette existence!



Ô n'y vouloir, ô n'y pouvoir mourir un peu!
Ah! tout est bu! Bathylle, as-tu fini de rire?
Ah! tout est bu, tout est mangé! Plus rien à dire!



Seul, un poème un peu niais qu'on jette au feu,
Seul, un esclave un peu coureur qui vous néglige,
Seul, un ennui d'on ne sait quoi qui vous afflige!



to Georges Courteline

I am the Empire
at the end of the Decadence,
watching those big white
Barbarians passing by;
composing my indolent

acrostiches in
the golden style where dances
a sunlight's languor.
'The lonesome soul feels stricken
at the heart of dense ennui.

Over there, they say,
long bloody wars rage. - So weak,
O, could you, will so
slow, but take a part in that
existence - for a little while!

Neither willing, nor
able to die a little
death there? Ah! drained dry!
Bathylle, will you stop laughing!
Ah! drained dry! Table bare! No

words left! Alone with
silly verse, good for the flames.
Alone, neglected
by flighty slaves, alone with
boredom's pointless afflictions!

Trans. copyright © James Kirkup 2003


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