L'ENTERREMENTTHE BURIAL
Paul Verlainetrans. Martin Sorrell
Je ne sais rien de gai comme un enterrement!
Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille,
La cloche, au loin, dans l'air, lançant son svelte trille,
Le prêtre, en blanc surplis, qui prie allégrement,

L'enfant de choeur avec sa voix fraîche de fille,
Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement,
S'installe le cercueil, le moi éboulement
De la terre, édredon du défunt, heureux drille,

Tout cela me paraît charmant, en vérité!
Et puis, tout rondelets sous leur frac écourté,
Les croque-morts au nez rougi par les pourboires,

Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens,
Et puis, coeurs élargis, fronts où flotte une gloire,
Les héritiers resplendissants!
I know nothing that's more fun than a burial.
The sexton sings away, his pick-axe gleams,
The distant bell trills thinly in the air,
The white-frocked priest skips through the prayers.

The choirboy's treble flutes like a girl,
And when, nice and warm and snug, the coffin
Settles in its hole followed by the thud of earth
(The dear departed's eiderdown, the lucky man),

I have to say, the whole thing's quite charming.
Then there's the undertakers, plump in their short
Formal coats, their ruddy noses tipped with drink,

Then the eulogies, not long but full of sense,
And then, brows luminous, hearts bursting,
The heirs.

Trans. Copyright © Martin Sorrell 2002





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