ALLÉGORIE ALLEGORY (from Jadis et Naguère)
Paul Verlaine trans. Allen Prowle

Despotique, pesant, incolore, l’été,
Comme un roi fainéant présidant un supplice,
S’étire par l’ardeur blanche du ciel complice
Et bâille. L’homme dort loin du travail quitté.

L’alouette au matin, lasse, n’a pas chanté,
Pas un nuage, pas un souffle, rien qui plisse
Ou ride cet azur implacablement lisse
Où le silence bout dans l’immobilité.

L’âpre engourdissement a gagné les cigales
Et sur leur lit étroit de pierres inégales
Les ruisseaux à moitié taris ne sautent plus.

Une rotation incessante de moires
Lumineuses étend ses flux et ses reflux ...
Des guêpes, ça et là, volent, jaunes et noires.

Despotic, crushing, colourless, Summer,
like a weak king presiding at a torture,
stretches in the conspiring sky’s white heat,
and yawns. Man sleeps far from his abandoned toil.

The lark this morning, weary, did not sing,
not a cloud, not a breath of wind, nothing to ruffle
or wrinkle this implacably smooth blue
in which silence seethes and nothing moves.

The bitter numbness has reached the crickets
and over their narrow beds of rough stones
the streams, half dried up, no longer leap.

A constant rolling of luminous reflections
plays in and out its ebb and flow ...
Wasps, here and there, fly, black and gold.

Trans. copyright © Allen Prowle 2010


next
index
translator's next