COMME ON VOIT SUR LA BRANCHE ... HIS LADY'S TOMB
Pierre de Ronsard tr. Andrew Lang


Comme on voit sur la branche, au mois de mai, la rose,
En sa belle jeunesse, en sa premiere fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’aube, de ses pleurs, au point du jour l’arrose;

La Grace dans sa feuille, et l’Amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur;
Mais, battue ou de pluie ou d’excessive ardeur,
Languissante, elle meurt, feuille a feuille déclose;

Ainsi, en ta premiere et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obseques recois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que, vif et mort, ton corps ne soit que roses.


As in the gardens, all through May, the rose,
Lovely, and young, and fair appareled,
Makes sunrise jealous of her rosy red,
When dawn upon the dew of dawning glows;

Graces and Loves within her breast repose,
The woods are faint with the sweet odor shed,
Till rains and heavy suns have smitted dead
The languid flower, and the loose leaves unclose, -

So this, the perfect beauty of our days,
When earth and heaven were vocal of her praise,
The fates have slain, and her sweet soul reposes;

And tears I bring, and sighs, and on her tomb
Pour milk, and scatter buds of many a bloom,
That dead, as living, she may be with roses.

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