SOUPIR SIGH
Stéphane Mallarmé trans. A.S.Kline


Mon âme vers ton front où rêve, ô calme soeur,
Un automne jonché de taches de rousseur,
Et vers le ciel errant de ton oeil angélique,
Monte, comme dans un jardin mélancolique,
Fidèle, un blanc jet d'eau soupire vers l'Azur!
- Vers l'Azur attendri d'octobre pâle et pur
Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie,
Et laisse sur l'eau morte où la fauve agonie
Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon,
Se traîner le soleil jaune d'un long rayon.


My soul towards your brow, where, O calm sister,
An autumn dreams blotched by reddish smudges,
And towards the errant sky of your angelic eye
Climbs: as in a melancholy garden the true sigh
Of a white jet of water towards the Azure!
- To the Azure that October stirred, pale, pure,
That in the vast pools mirrors infinite languor,
And over dead water where the leaves wander
The wind, in russet throes dig their cold furrow,
Allows a long ray of yellow light to flow.

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Trans. copyright © A.S.Kline 2007


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