LA BELLE MATINEUSEEARLY RISERS
Claude Mallevilletrans. James Kirkup (tanka)
Le silence régnait sur la terre et sur l'onde,
L'air devenait serein et l'Olympe vermeil,
Et l'amoureux Zéphire affranchi du sommeil
Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.

L'aurore déployait l'or de sa tresse blonde,
Et semait de rubis le chemin du soleil,
Enfin ce dieu venait au plus grand appareil
Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde;

Quand la jeune Philis au visage riant,
Sortant de son palais plus clair que l'orient,
Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour n'en soyez pas jaloux,
Vous parûtes alors aussi peu devant elle,
Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.
Silence reigned upon
the earth, and over the deep.
The air became calm,
and Olympus touched with rose;
amorous Zephyr, awaked

from sleep, revived all
flowers with life-giving breath.
Dawn was loosening
golden tresses, scattering
rubies in paths of the sun;

till at last that god
rose, apparelled in grandeur,
greater than any
other Olympian who
ever illumined the world;

when virgin Philis
with smiling face appeared
from her palace more
splendid than the East, and shone
with radiance more lovely, and

more bright. - O sacred
torch of day, be not jealous;
beside her, you seemed
so much less glorious - as
did the night's stars beside you.

Trans. Copyright © James Kirkup 2002


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