LA FLÛTE DE PAN THE PAN-PIPES
Pierre Louÿs trans. Peter Low
Pour le jour des Hyacinthies,
Il m'a donné une syrinx faite
De roseaux bien taillés,
Unis avec la blanche cire
Qui est douce à mes lèvres comme le miel.

Il m'apprend à jouer, assise sur ses genoux;
Mais je suis un peu tremblante.
Il en joue après moi, si doucement
Que je l'entends à peine.

Nous n'avons rien à nous dire,
Tant nous sommes près l'un de l'autre;
Mais nos chansons veulent se répondre,
Et tour à tour nos bouches
S'unissent sur la flûte.

Il est tard;
Voici le chant des grenouilles vertes
Qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais
Que je suis restée si longtemps
A chercher ma ceinture perdue.
For the festival of Hyacinthus
he gave me a syrinx, a set of pipes made
from well-cut reeds joined
with the white wax
that is sweet to my lips like honey.

He is teaching me to play, as I sit on his knees;
but I tremble a little.
He plays it after me, so softly
that I can scarcely hear it.

We are so close that we have
nothing to say to one another;
but our songs want to converse,
and our mouths are joined
as they take turns on the pipes.

It is late:
here comes the chant of the green frogs,
which begins at dusk.
My mother will never believe
I spent so long
searching for my lost waistband.

see also http://www.recmusic.org/lieder

Trans. copyright © Peter Low 2001



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