A CENTURY OF SHAME UN SIÈCLE DE HONTE
James Kirkup trans. Brian Cole & the poet
A century's no longer than it ought to be.
But the Twentieth felt as if
it had been going on for ever.

One hundred years of slaughter - uncivilization -
wars of territory, wars of religion,
wars of wrong ideas, wars of political folly.

It started off early on the wrong foot,
at Sarajevo - and Sarajevo almost ended it
with bombardments of Belgrade, mass graves in Pristina.

From then on, it was all downhill to the devil -
mobilizations and massacres, genocides and generals -
ethnic cleansings that cleaned out whole nations.

Where did the filthy lucre go? Into the pockets
of incompetent politicians, negotiating nincompoops,
NATO, the military and their lice - arms manufacturers.

These were the ones who prospered, survived
like cockroaches gas, bombs, mines, terrorist persecutions -

back to the Inquisition, the Middle Ages, the Black Death.

A century of plagues, of Biblical proportions,
all shapes and sizes - black, red, hammer, crescent,
colonial, atomic, sexual, religious and industrial -

bigger banks and bombs, guns, biological, psychological
.................................weapons,
ever faster fatal speeds, cars, ships, planes, pollution,

military muscle eliminates the human, man's might fallen.

Quicker and wider channels of communication, winternets
communicating less and less, repeating the same old songs -

ravagings of moon and planets - discovering nothing there.

Working shorter hours to help the unemployed
who can't find jobs for living wages -
back to zero, triple zero, battling beginnings, blank.

- It would be better to forget the whole damn thing -
past history that teaches nothing but a date,
pinpoint in eternity no century escapes.
Un siècle n'est pas plus long que convenable!
Mais le Vingtième donnait l'impression
d'avoir duré depuis toujours.

Cent ans de tuerie - de barbarisme -
guerres de territoire, guerres de religion,
guerres d'idées fausses, guerres de folie politique.

Il est parti au pied gauche,
à Sarajevo - et Sarajevo l'a failli terminer,
aux bombardements de Belgrade, aux tombes collectives à Pristina.

Dès lors c'était toujours des dégringolades au diable -
mobilisations et massacres, génocide et généraux -
curages éthiques qui ont curé des nations entières.

Où s'est perdu le lucre? Dans les poches
de politiciens incompétents, de nigauds de négotiation,
d'OTAN, des militaires et leurs poux - les fabricants d'armes.

Il y avait ceux qui ont prospéré, survécu comme des blattes
au gaz, aux bombes, aux mines, aux persécutions des terroristes -
.................................comme aux temps
de l'Inquisition, du Moyen Âge, de la Peste Noire.

Un siècle de pestes de proportions Bibliques,
de toutes formes et grandeurs - noires, rouges, marteaux, croissants,
coloniaux, atomiques, sexuelles, religieuses et industrielles -

de banques et de bombes toujours plus grandes, artillerie, des armes
.................................biologiques, psychologiques,
des vitesses fatales toujours plus grandes, autos, navires, avions,
.................................pollution,
le muscle militaire élimine l'humain, la force de l'homme évanouie.

Des artères de communication plus larges, plus vites, hivernets
qui communiquent toujours moins, qui répètent les mêmes chants
.................................viellis -
pillage de la lune et des planètes - sans rien y découvrir.

Les heures de travail raccourcies pour aider aux chômeurs
qui ne trouvent pas d'emploi que rende le minimum vital -
retour à zéro, triple zéro, déboulant les débuts, bof.

Il serait mieux s'en ficher de tout -
l'histoire du passé qui n'enseigne qu'une date,
point infime dans l'éternité à qui nul siècle ne s'échappe.

Copyright © James Kirkup; trans. copyright © Brian Cole & James Kirkup 2007

next
index
translator's next