CHEMIN DES EMBOUCHURESMOUTHPIECE WAY
Philippe Jonestrans. John Deane
cette angoisse d'un blanc
d'un sol en poudreuse et qui rit
une icône s efface
tout le terrain demeure image
pour un autre tracé

entre le filtre et l'angle
que dire et qui ne fut pas dit
se dire autre et le même

fixer l'automne en ses rehauts
aborder les miroirs


*


brouillard en cet esprit et la mort, cette mort,
en taureaux affrontés, signe à signe se lie enchaînant
ses relais, la mort en ses stèles triomphe énumérant,
en regains et en creux, les emblèmes brisés de ses
déhanchements, l' a d n d'une lettre informe les jambages
en déliés du jour, volés à l'aventure


aux stèles des regards répondra le soleil


quand au soir revenu
les prédateurs ont dépecé
l'ombre des mots offerts
faisant du jeu la vérité
l'écrit n'est pas qu'un sens

le sens n'est pas écrit
la parole agite un feuillage
qui se glace aux croyances

le mot n'est pur que s'il est flèche
à travers les brisants


*


une robe de pierre entrave et
trace un nu, en mouvement à naître, en gonflement
d'écorce, empilement serré de cristaux à bâtir et de
possible ruine, un faucon vient sommer les serpents du discours, mais l'héra de samos habite sa colonne et l'ammonite prise en un fossile joue son temps sédimentaire

une parole en pierre engage la durée


encerclant un rocher
en fleurs et feuilletés de neige
ainsi l'instant se fige
vivant la nuit de ses ressacs
sa frontière et le soi

entre le monde et ça
nombre d'écrans autant que fables
en jeux d'encre ou de mode

ta bouche apparaît au levant
à l'éveil en vrai jour
this anguish of white
of earth under powder-snow and laughing
an icon is worn away
the whole area remains an image
for some other plan

between the filter and the corner
what can be said that was not said
to claim to be other and the same

to fix autumn in its heightenings
to approach mirrors


*


mist in this spirit and death, this death, in
affronted bulls, sign by sign linked connecting its
staging posts, death in its stele triumphs in enumerating,
by gains and losses, the broken emblems of its swaying
walks, the DNA of a letter informs the downstrokes and
upstrokes of the day, stolen from adventure


the sun will reply to the stele of our glances


when evening once again
predators have torn limb from limb
the shadow of offered words
creating truth out of the game
what is written is not only one sense

the sense is not written down
language stirs a foliage
freezing to belief

the word is only pure if it's an arrow
across the breakers


*


a robe of stone fetters and outlines a nude,
moving towards birth, in the swelling of its bark, a pile
tightly packed with crystals to be built and with possible ruin,
a falcon comes to add the serpents of the speech, but the
hera of samos lives on her column and the ammonite caught
in a fossil plays out its sedimentary time

a language in stone takes on duration


circling a flowering
rock and foliated with snow
in this way is the moment fixed
living the night of its undertows
its frontier and the self

between the world and all that
number of screens as well as fables
in games of ink or of fashion

your mouth appears towards the east
at the awakening into truc day

Copyright © Philippe Jones/John F. Deane 2003 - publ. Dedalus Press


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