DEMAIN, DÈS L'AUBE ... EVERGREENS
Victor Hugo trans. David Burnett
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées.
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Tomorrow at the crack of dawn - you'll see -
The first light whitening the fields, I start.
You see, I know that you are walting,
And I can hardly bear to live apart.

You'll see me coming miles away, alone,
Across the fields, hands clenched, fixed stare,
And all my thoughts on you, stooped, sad,
And carrying my night about me in the glare.

I shall see nothing, - not the golds, the dying sun,
The sails that thicken to Harfleur.
But holly, look, to lie with you,
And broom that blossoms all the year.

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Trans. copyright © Alfred David Burnett 1995 - publ. Cloud


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