LE LITTHE BED
José-Maria de Hérédiatrans. Timothy Adès
Qu'il soit encourtiné de brocart ou de serge,
Triste comme une tombe ou joyeux comme un nid,
C'est là que l'homme naît, se repose et s'unit,
Enfant, époux, viellard, aïeule, femme ou vierge.

Funèbre ou nuptial, que l'eau sainte l'asperge
Sous le noir crucifix ou le rameau bénit,
C'est là que tout commence et là que tout finit,
De la première aurore au feu du dernier cierge.

Humble, rustique et clos, ou fier du pavillon
Triomphalement peint d'or et de vermillon,
Qu'il soit de chêne brut, de cyprès ou d'érable;

Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords
Dans le lit paternel, massif et vénérable,
Où tous les siens sont nés aussi bien qu'ils sont morts.
Whether it's hung with serge or with brocade,
Sad as a tomb or happy as a nest:
Here we are born, unite, and take our rest,
Child, husband, greybeard, crone, young wife, or maid.

Marriage or death, by holy water sprayed
Under the dark cross, or by branches blessed,
Bed is our last lair and our earliest,
From dawn till final candle-light must fade.

Snug, plain and rustic, of rough oak-beams made;
Cypress, or maple, gallantly arrayed,
A proud pavilion, painted gold and red;

Happy who, casting fear and care aside,
Sleeps in his father's massive, good old bed,
Where all his own were born, and all have died.

Trans. copyright © Timothy Adès 2001



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